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    <title>Version on Histoire d&#39;Internet</title>
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    <description>Recent content in Version on Histoire d&#39;Internet</description>
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    <item>
      <title>1974 - TCP-IP</title>
      <link>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1974-tcp-ip/</link>
      <pubDate>Sat, 24 May 2025 12:43:18 +0200</pubDate>
      
      <guid>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1974-tcp-ip/</guid>
      <description>&lt;p&gt;Depuis ses débuts, le réseau ARPANET s&amp;rsquo;appuyait sur une couche protocolaire de communication appelée &amp;ldquo;Network Control Program&amp;rdquo;. assurant la gestion des flux inter-composants de communications des ordinateurs du réseau. La gestion des couches physiques et réseau était quant à elle confiée aux composants appelés IMPS (Interface Message Processors).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NCP assurait donc la gestion de la couche Transport des données au travers de deux protocoles: AHHP (Arpanet Host-to-Host Protocol) chargé de contrôler les flux de données unidirectionnels entre machines et ICP (Initial Connection Protocol) chargé d&amp;rsquo;établir une communication bi-directionnelle s&amp;rsquo;appuyant sur les flux gérés par AHHP. Les applications logicielles s&amp;rsquo;appuyaient alors sur une interface avec la couche NCP pour dialoguer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant l&amp;rsquo;été 1973, &lt;a href=&#34;https://histoire-internet.blogspot.com/2020/01/1974-vinton-cerf-robert-kahn.html&#34;&gt;Vinton Cerf et Robert Kahn&lt;/a&gt; élaborèrent une refonte importante des protocoles de comunication : ce n&amp;rsquo;est plus le réseau qui devait assurer la cohérence de ses communications mais les ordinateurs du réseaux eux-mêmes via l&amp;rsquo;utilisation d&amp;rsquo;un protocole standard commun à tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Issue des recherches de Vinton Cerf à Stanford durant les années 1973-1974, cette nouvelle philosophie repose notamment sur la mise en oeuvre d&amp;rsquo;équipements appelés &amp;ldquo;&lt;a href=&#34;http://fr.wikipedia.org/wiki/Routeur&#34;&gt;routeurs&lt;/a&gt;&amp;rdquo; dont le rôle consiste à faire transiter les données qu&amp;rsquo;il reçoit vers les différents noeuds de réseau avec lesquels il est interconnecté. Les recherches de Vinton Cerf sont notamment publiées dans la RFC675 - Specification of Internet Transmission Control Program &lt;a href=&#34;../../files/archives_rfc675.pdf&#34;&gt;RFC675&lt;/a&gt; (Specification of Internet Transmission Control Program).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite à ces premiers travaux, l&amp;rsquo;agence &amp;ldquo;DARPA&amp;rdquo; constitue un groupe de travail chargé de développer une solution opérationnelle de ce nouveau protocole sur différents bases matérielles. Ce groupe de travail sera constitué des universités de Stanford, du London College et de la société &amp;ldquo;Bolt Beranek and Newman&amp;rdquo;, et publiera quatre versions de protocoles :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;TCP version 1&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;TCP version 2&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;TCP version 3 et IP version 3&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;TCP version 4 et IP version 4, soit TCP/IP v4&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Dès 1975, le groupe de travail établit un premier réseau TCP/IP l&amp;rsquo;université de Stanford et celle du London College, puis en 1977 l&amp;rsquo;étend à troisième réseau situé en Norvège. Suivront d&amp;rsquo;autres travaux d&amp;rsquo;extension jusqu&amp;rsquo;en 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, en mars 1982, le département de la Défense américain entérine l&amp;rsquo;exploitation de TCP/IP sur ses réseaux militaires. Le 1er janvier 1983, NCP fut définitivement déclaré obsolète et abandonné sur le réseau ARPANET, qui bascula l&amp;rsquo;ensemble de ses protocoles de communications sur la suite protocolaire TCP/IP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Techniquement, le protocole IP assure la communication de données en provenance des protocoles de transport comme TCP. Les données sont encapsulées au sein de datagrammes qui sont transmis à la couche de liaison des données comme ethernet. Ce protocole ne nécessite pas l&amp;rsquo;établissement d&amp;rsquo;un circuit de communication au préalable, et assure l&amp;rsquo;acheminement des données sans garantie de résultat, il s&amp;rsquo;agit donc d&amp;rsquo;un protocole non-fiable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il agit comme un transporteur de données, sans connaitre le contenu de ce qu&amp;rsquo;il transporte. Il ne prend pas en compte les aspects suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la validité des données&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;leur ordre d&amp;rsquo;arrivée au destinataire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la perte de données&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le ré-acheminement de données&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour garantir ces aspects, l&amp;rsquo;adjonction du protocole TCP à IP est nécessaire. Ainsi, les équipements du réseau délèguent la gestion intelligente des données aux équipements en bout de chaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Techniquement, le protocole TCP assure le transport des données de façon fiable (sans perte de données et dans l&amp;rsquo;ordre) et en mode connecté (persistence de la communication durant le transfert de toutes les données) au travers des actions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;établissement de la connexion&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;si émission de données&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;découpe des données en paquets&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;transfert des données&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;retransmission des données non reçues&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;si réception de données&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;assemblage des paquets de données&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;vérification des données reçues&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;terminaison de la connexion&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
</description>
    </item>
    
    <item>
      <title>1992 - NCSA Mosaic</title>
      <link>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1992-ncsa-mosaic/</link>
      <pubDate>Sat, 24 May 2025 12:43:16 +0200</pubDate>
      
      <guid>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1992-ncsa-mosaic/</guid>
      <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;../../images/logo_Mosaic.jpg&#34; alt=&#34;&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1990, le navigateur et éditeur de pages Web WorldWideWeb était livré sous le sapin de Noël de &lt;a href=&#34;https://histoire-internet.blogspot.com/2020/01/1989-tim-berners-lee.html&#34;&gt;Tim Berners-Lee&lt;/a&gt;, suivi en 1991 du navigateur multi-plateforme &amp;ldquo;WWW Line Mode Browser&amp;rdquo;. Cependant, ces clients web restaient rudimentaires et ne répondait qu&amp;rsquo;à des besoins de prototypage. Seul le navigateur &amp;ldquo;Erwise&amp;rdquo; sorti en avril 1992, premier à intégrer une interface graphique avait été développé en dehors du CERN, à l&amp;rsquo;&lt;a href=&#34;http://www.tkk.fi/&#34;&gt;Université Technologique d&amp;rsquo;Helsinsk&lt;/a&gt;i.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 1993, la version 1.0 du logiciel NCSA Mosaic allait révolutionner le petit monde des navigateurs en introduisant le support des icônes, des images, la gestion des marque-pages et une interface graphique beaucoup plus intuitive pour la navigation sur les sites web. Au rythme de 5.000 téléchargements par mois sur le site du &lt;a href=&#34;http://www.ncsa.uiuc.edu/&#34;&gt;NCSA&lt;/a&gt; (National Center for Supercomputing Applications), la base installée en 1994 s&amp;rsquo;établissait à plusieurs millions d&amp;rsquo;utilisateurs dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le NCSA est un centre de recherche et d&amp;rsquo;exploitation des super-ordinateurs, rattaché à l&amp;rsquo;&lt;a href=&#34;http://www.uiuc.edu/&#34;&gt;Université de l&amp;rsquo;Illinois&lt;/a&gt; aux Etats-Unis, qui compte parmi ses chercheurs en 1992, Marc Andreessen (né en 1971) et Eric Bina (né en 1964), tous deux diplômés en informatique de l&amp;rsquo;Université. Les deux chercheurs vont débuter leurs travaux de conception et de développement du navigateur &amp;ldquo;Mosaic&amp;rdquo; durant la fin de l&amp;rsquo;année 1992, en utilisant les librairies graphiques &amp;ldquo;X-Windows&amp;rdquo; du système d&amp;rsquo;exploitation Unix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La version 1.0 de Mosaic sort le 22 avril 1993, suivie en octobre par un portage pour le système d&amp;rsquo;exploitation Commodore Amiga, puis pour les systèmes Apple Macintosh et Microsoft Windows, et en décembre par la sortie de la version 2.0. Plus qu&amp;rsquo;un client web, Mosaic est également un client FTP, Usenet et Gopher, et il est surtout le premier à afficher les images au coeur d&amp;rsquo;une page texte, contrairement à ses prédécesseurs qui affichaient les images dans des fenêtres graphiques séparées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;../../images/tech_Mosaic.jpg&#34; alt=&#34;&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La license d&amp;rsquo;utilisation associée à NCSA Mosaic autorisait une utilisation non-commerciale gratuite, et la version pour système Unix/X-Window était livrée avec son code source. Pour autant, Mosaic n&amp;rsquo;a jamais été distribuée en tant que logiciel &lt;a href=&#34;http://fr.wikipedia.org/wiki/Open_source&#34;&gt;Open-Source&lt;/a&gt;. Dans un premier temps, la société Spyglass rachète la license au NCSA, pour la revendre en 1995 à la société &lt;a href=&#34;http://www.microsoft.com/&#34;&gt;Microsoft&lt;/a&gt;. Jusqu&amp;rsquo;à la version 7, le logiciel Microsoft Internet Explorer mentionné encore dans ses crédits : &amp;ldquo;Based on NCSA Mosaic&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s&amp;rsquo;appuyant sur une équipe de développement dédié, un portage multi-plateforme, une interface graphique intuitive et un support des objets multimédias, Mosaic devient à la fin des années 1990 l&amp;rsquo;application phare permettant de bénéficier pleinement des richesses du réseau Internet. Laissant derrière lui en terme de popularité, les clients FTP et Gopher notamment, Mosaic devient la porte d&amp;rsquo;accès la plus simple au réseau Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1994, Marc Andreessen fonde la société Netscape qui développe le navigateur du même nom, sur la base du code logiciel de Mosaic. La famille des navigateurs web s&amp;rsquo;agrandit donc une nouvelle fois :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;NCSA Mosaic&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Microsoft Internet Explorer, descendant de Mosaic&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Netscape Navigator, descendant de Mosaic&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mozilla, descendant de Netscape Navigator&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le NCSA arrête le support de Mosaic en janvier 1997 pour retourner à d&amp;rsquo;autres projets de recherche et développement. Le développement continue néanmoins de nos jours, porté par des groupes indépendants du NCSA au travers des projets &amp;ldquo;mMosaic&amp;rdquo; et &amp;ldquo;VMS Mosaic&amp;rdquo;. Par ailleurs, les dernières version de Mosaic sont toujours &lt;a href=&#34;ftp://ftp.ncsa.uiuc.edu/Web/Mosaic/&#34;&gt;disponibles sur le site FTP du NCSA&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
</description>
    </item>
    
    <item>
      <title>1991 - HTTP (Hypertext Transfer Protocol)</title>
      <link>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1991-http-hypertext-transfer-protocol/</link>
      <pubDate>Sat, 24 May 2025 12:43:15 +0200</pubDate>
      
      <guid>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1991-http-hypertext-transfer-protocol/</guid>
      <description>&lt;p&gt;La date du 6 août 1991 est considérée par beaucoup comme l&amp;rsquo;annonce officielle et publique du World Wide Web sur le réseau Internet suite à l&amp;rsquo;annonce par &lt;a href=&#34;https://histoire-internet.blogspot.com/2020/01/1989-tim-berners-lee.html&#34;&gt;Tim Berners Lee&lt;/a&gt; des concepts fondamentaux du web dans un article intitulé &amp;ldquo;&lt;a href=&#34;../../files/archives_www-announce.txt&#34;&gt;Qualifiers on Hypertext links&lt;/a&gt;&amp;rdquo; posté dans le groupe de news &amp;ldquo;alt.hypertext&amp;rdquo;. Cet article fait suite aux développements faits conjointement avec Robert Cailliau fin décembre 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant cette période, les deux chercheurs ont en effet développer un ensemble de prototypes logiciels incluant le protocole HTTP, le langage HTML, le navigateur et éditeur de pages Web &amp;ldquo;WorldWideWeb&amp;rdquo;, le logiciel serveur HTTPD et enfin le site web &amp;ldquo;&lt;a href=&#34;http://info.cern.ch/&#34;&gt;http://info.cern.ch/&lt;/a&gt;&amp;rdquo;. Le protocole HTTP (Hypertext Transfer Protocol) se situe au niveau de la couche applicative du &lt;a href=&#34;http://fr.wikipedia.org/wiki/Modele_OSI&#34;&gt;modèle OSI&lt;/a&gt; en s&amp;rsquo;appuyant sur le protocole TCP, et s&amp;rsquo;articule autour d&amp;rsquo;un mode Client-Serveur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La première version &amp;ldquo;stable&amp;rdquo; se révèle extrêmement simple en terme d&amp;rsquo;implémentation :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;le serveur HTTP ouvre un port en écoute (usuellement le port 80)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le client HTTP se connecte au port en écoute du serveur&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le client transmet une requête à l&amp;rsquo;aide de la commande GET&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le serveur transmet au client la réponse à sa requête&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le serveur ferme la connexion en guise de fin de réponse&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les échanges HTTP au travers de cette version sont reconnaissables au fait que les requêtes ne sont faites qu&amp;rsquo;au travers de la commande &amp;ldquo;GET&amp;rdquo; suivie d&amp;rsquo;un seul argument qui est l&amp;rsquo;objet requis. Aucun numéro n&amp;rsquo;étant initialement attribué à cette version, il lui sera attribué le numéro &amp;ldquo;0.9&amp;rdquo; par la suite lorsque sortira plus tard la version &amp;ldquo;1.0&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le développement du protocole sera par la suite porté par le World Wide Web Consortium. En mai 1996, l&amp;rsquo;&lt;a href=&#34;http://www.ietf.org/&#34;&gt;IETF&lt;/a&gt; publie la &lt;a href=&#34;../../files/archives_rfc1945.pdf&#34;&gt;RFC1945&lt;/a&gt; qui posera les bases du protocole HTTP/1.0. Suivra en juin 1999, la RFC2616 relative à la version &amp;ldquo;HTTP/1.1&amp;rdquo;. Les principaux contributeurs à ces deux spécifications seront Tim Berners Lee (membre du W3 Consortium et chercheur au MIT), Roy Fielding (chercheur à Université de Californie, Irvine) et Henrik Frystyk (membre du W3 Consortium et chercheur au MIT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la littérature relative aux échanges entre un client et un serveur HTTP, il est habituellement cité :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;l&amp;rsquo;agent utilisateur (ou User-Agent): il s&amp;rsquo;agit du client HTTP&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le navigateur (ou Browser, ou Butineur: il s&amp;rsquo;agit du client HTTP&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le site web: il s&amp;rsquo;agit du serveur HTTP&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le serveur d&amp;rsquo;origine: il s&amp;rsquo;agit du serveur HTTP hébergeant les ressources&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le proxy: il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;un serveur HTTP servant de relai vers le serveur d&amp;rsquo;origine&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les versions &amp;ldquo;HTTP/1.0&amp;rdquo; et &amp;ldquo;HTTP/1.1&amp;rdquo; ont permis l&amp;rsquo;enrichissement du dialogue entre le client et le serveur en intégrant notamment la transmission de la version utilisée par les deux parties, l&amp;rsquo;ajout de méthodes en supplément de &amp;ldquo;GET&amp;rdquo;, mais aussi l&amp;rsquo;échange d&amp;rsquo;entêtes de données. Celles-ci permettent au client de spécifier par exemple le language dans lequel il souhaite que le serveur lui réponde. Elles permettent également au serveur de spécifier par exemple la durée de vie d&amp;rsquo;un contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La requête d&amp;rsquo;un client HTTP se décompose ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Ligne 1 : &amp;ldquo;methode&amp;rdquo; &amp;ldquo;argument&amp;rdquo; &amp;ldquo;version&amp;rdquo;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&amp;ldquo;methode&amp;rsquo; : HEAD, GET, POST, PUT, ELETE, TRACE, OPTIONS, CONNECT&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;ldquo;argument&amp;rdquo; : chemin complet jusqu&amp;rsquo;à la ressource demandée&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;ldquo;version&amp;rdquo; : HTTP/1.0, HTTP/1.1&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Lignes suivantes : les entêtes HTTP&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une ligne vide&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Lignes suivantes : un message optionnel&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Chaque ligne se terminant par les caractères CR (Carriage Return et LF Line Feed&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Exemple de requête afin d&amp;rsquo;obtenir le fichier exemple.txt du répertoire archives sur le serveur &amp;ldquo;&lt;a href=&#34;https://www.monsite.fr&#34;&gt;www.monsite.fr&lt;/a&gt;&amp;rdquo; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GET /archives/exemple.txt HTTP/1.1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Host: &lt;a href=&#34;https://www.monsite.fr&#34;&gt;www.monsite.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accept-Language: fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Requete test&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La réponse d&amp;rsquo;un serveur HTTP se décompose ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Ligne 1 : code message&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&amp;ldquo;code&amp;rdquo; : &lt;a href=&#34;http://www.w3.org/Protocols/rfc2616/rfc2616-sec10.html&#34;&gt;code retour du serveur&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;ldquo;message&amp;rdquo; : texte additionnel au code retour&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Lignes suivantes : le contenu de la réponse&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Exemple de réponse suite à la demande du fichier &amp;ldquo;&lt;a href=&#34;http://www.monsite.fr/archives/exemple.txt%22&#34;&gt;http://www.monsite.fr/archives/exemple.txt&amp;quot;&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HTTP/1.1 200 OK&lt;br&gt;
Date: Mon, 30 Mar 2009 00:01:23 GMT&lt;br&gt;
Content-Type: text/html; charset=utf-8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est un document texte.&lt;br&gt;
This is a text document.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les différentes méthodes de requêtes supportées par les versions actuelles du protocole HTTP sont au nombre de 8 :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;HEAD : requête identique à la méthode GET mais le serveur ne doit pas renvoyer le contenu de la réponse, seulement les entêtes&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;GET : requête basique d&amp;rsquo;une ressources&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;POST : requête avec soumission de données dans le corps de la requête&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;PUT : requête en téléchargement pour une ressource&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;DELETE : requête en suppression d&amp;rsquo;une ressource&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;TRACE: requête avec demande de renvoi de la demande par le serveur, permet de voir les échanges faits via des intermédiaires comme les proxys&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;OPTIONS : requête permettant de connaitre les méthodes supportées par le serveurs pour une URL précise&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;CONNECT : requête permettant d&amp;rsquo;établir une connexion au travers d&amp;rsquo;un tunnel TCP/IP&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les méthodes HEAD, GET, OPTIONS et TRACE sont définies comme étant des méthodes &amp;ldquo;sûres&amp;rdquo; puisqu&amp;rsquo;elle ne sollicitent le serveur que pour une interrogation et non une modification des données qu&amp;rsquo;il héberge. Par opposition, les méthodes POST, PUT et DELETE sont définies comme étant des méthodes &amp;ldquo;non-sûres&amp;rdquo; puisqu&amp;rsquo;elle s&amp;rsquo;inscrivent dans une démarche de modification de contenu sur le serveur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;un des principaux apports de la version 1.1 est sans aucun doute le mécanisme de connexions persistantes (appelé aussi mécanisme &amp;ldquo;Keep-Alive&amp;rdquo;). Il permet à un serveur, si le client le stipule, de conserver ouverte la connexion entre les deux. Ceci a l&amp;rsquo;avantage de réduire le temps de communication dans la mesure où les deux parties ne renégocient pas de nouvelles connexions après la première requête, et de permettre l&amp;rsquo;envoi de plusieurs requêtes simultanées par le client (exemple: le contenu d&amp;rsquo;une page HTML et les images qui lui sont associées).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le protocole HTTP peut également être sécurisé, il est alors appelé HTTPS (ou Secure HTTP). Les spécifications des échanges sécurisées sont décrites dans le document RFC2817.&lt;/p&gt;
</description>
    </item>
    
    <item>
      <title>1994 - Netscape</title>
      <link>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1994-netscape/</link>
      <pubDate>Sat, 24 May 2025 12:43:14 +0200</pubDate>
      
      <guid>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1994-netscape/</guid>
      <description>&lt;p&gt;Né en 1971 aux Etats-Unis, Marc Andreessen est diplômé de l&amp;rsquo;&lt;a href=&#34;http://illinois.edu/&#34;&gt;Université de l&amp;rsquo;Illinois&lt;/a&gt;. Après un bref passage chez IBM, il travaille au célèbre NCSA, Centre de Recherche et d&amp;rsquo;Exploitation des Superordinateurs de l&amp;rsquo;Université, où il est rencontre Tim Berners Lee et Eric Bina. Avec ce dernier, il débute les travaux de conception et de développement du navigateur web Mosaic durant la fin de l&amp;rsquo;année 1992. En 1993, son diplôme en poche, Marc Andreessen part travailler en Californie et fait connaissance de James Clark, fondateur de la toute jeune société &lt;a href=&#34;http://www.sgi.com/&#34;&gt;Silicon Graphics&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Clark propose alors à Marc Andreessen de s&amp;rsquo;associer pour fonder en avril 1994 la société Electric Media, renommée en mai &lt;a href=&#34;http://home.mcom.com/&#34;&gt;Mosaic Communications Corporation&lt;/a&gt;. La société embauche rapidement des membres des équipes de Silicon Graphics et du projet NCSA Mosaic et Marc Andreessen devient Vice-Président de la Direction Technique. Son équipe sort le 9 septembre la version béta &amp;ldquo;Mosaic Netscape 0.4&amp;rdquo; et la première version stable du navigateur commercial voit le jour le 13 octobre 1994 : il s&amp;rsquo;agit de &amp;ldquo;Mosaic Netscape 0.9&amp;rdquo; qui supporte l&amp;rsquo;ensemble des éléments HTML version 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;../../images/tech_MosaicNetscape.jpg&#34; alt=&#34;&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Utilisant des parties de code du navigateur NCSA Mosaic avec l&amp;rsquo;accord du NCSA, la société Netscape est néanmoins rapidement en conflit avec ce dernier à propos des droits de propriété du nom Mosaic. La société adopte alors à partir d&amp;rsquo;octobre 1994 pour son navigateur le nom &amp;ldquo;Netscape Navigator&amp;rdquo; qui sera conservé jusqu&amp;rsquo;à la version 4.8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;année 1995 est riche en évolution puisque la version 1.1 (avril) supporte la gestion des tables et de nombreux autres éléments HTML. La version 1.2 (juillet) intègre elle aussi de nouveaux éléments HTML et surtout la mise à jour de l&amp;rsquo;interface graphique dans le cadre du support du nouveau système d&amp;rsquo;exploitation Microsoft Windows 95. Le navigateur commercial, dont la part de marché s&amp;rsquo;élève alors à cette époque à plus de 80%, voit apparaitre un nouveau concurrent nommé Internet Explorer qui est distribué gratuitement par &lt;a href=&#34;http://www.microsoft.com/&#34;&gt;Microsoft&lt;/a&gt; dans le supplément logiciel Plus! de Windows 95.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 1996, l&amp;rsquo;intégration à la version 2.0 d&amp;rsquo;un client email nommé &amp;ldquo;Netscape Mail&amp;rdquo; permet à la société d&amp;rsquo;accroitre sa position dominante sur le marché et son succès auprès des utilisateurs qui bénéficient alors d&amp;rsquo;une suite logicielle plus complète. Cette suite est baptisée Netscape Communicator. Les principales évolutions concerne l&amp;rsquo;ajout des éléments frames, l&amp;rsquo;intégration du langage Javascript, le support du langage Java et l&amp;rsquo;introduction des &amp;ldquo;plugins&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succès grandissant du client web concurrent &amp;ldquo;Internet Explorer&amp;rdquo; force les équipes de Netscape à faire évoluer de manière conséquente leur suite logicielle. C&amp;rsquo;est ainsi qu&amp;rsquo;en août 1996 sort &amp;ldquo;Netscape Navigator 3&amp;rdquo; qui intègre le support d&amp;rsquo;éléments HTML qui vont dynamiser les pages web :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;nouveaux plugins&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;couleur de fond dans les tables&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;support du surlignage de texte&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;gestion des bordures de frames&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;support des styles de fontes texte&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;support du positionnement (multi-colonnes)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;gestion des espacements entre éléments&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ajout de la balise ARCHIVE&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ajout de la balise APPLET&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La version 3 est un énorme succès et contribue une nouvelle fois à la position dominante du logiciel sur le marché. Une version dite Gold est également mise à disposition des utilisateurs. Elle intègre un éditeur HTML WYSIWYG (&amp;ldquo;What You See Is What You Get&amp;rdquo;), des mécanismes de sécurité basé sur RSA et le décodeur audio/vidéo QuickTime de la société &lt;a href=&#34;http://www.apple.com/&#34;&gt;Apple&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 1998, la société Netscape annonce la gratuité de toutes les nouvelles versions de sa suite Communicator et l&amp;rsquo;ouverture du code-source au public. Suivra la naissance de la suite Mozilla en mars, basée sur le code de Communicator. En octobre, la sortie de &amp;ldquo;Netscape 5.0&amp;rdquo; est annulée. La position dominante de Microsoft sur le marché des systèmes d&amp;rsquo;exploitation lui permet de distribuer son logiciel Internet Explorer plus facilement. Ceci précipite le déclin de Netscape dont les parts de marché diminuent. Devenue non rentable, la société est rachetée en novembre 1998 par la société &lt;a href=&#34;http://www.aol.com/&#34;&gt;AOL&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;été 2004 marquera la fin du logiciel phare des années 1990 avec la sortie de Netscape 7.2, dernière version développée par les équipes de l&amp;rsquo;ancienne société Netscape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus qu&amp;rsquo;un simple éditeur de logiciels, Netscape est l&amp;rsquo;une des premières sociétés startup à succès des années 1990. Introduite en bourde en août 1995, elle double ses revenus tous les trimestres durant la première année. Son image, véhiculée par un fondateur jeune, riche et rapidement célèbre, est associée pour beaucoup à la lutte contre la position de monopole de Microsoft et à la &amp;ldquo;Guerre des Navigateurs&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
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