<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
  <channel>
    <title>Recherche on Histoire d&#39;Internet</title>
    <link>https://vincaria.net/histoiredinternet/tags/recherche/</link>
    <description>Recent content in Recherche on Histoire d&#39;Internet</description>
    <generator>Hugo -- gohugo.io</generator>
    <language>fr-fr</language>
    <lastBuildDate>Sat, 24 May 2025 12:43:17 +0200</lastBuildDate><atom:link href="https://vincaria.net/histoiredinternet/tags/recherche/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml" />
    <item>
      <title>1991 - Gopher</title>
      <link>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1991-gopher/</link>
      <pubDate>Sat, 24 May 2025 12:43:17 +0200</pubDate>
      
      <guid>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1991-gopher/</guid>
      <description>&lt;p&gt;Né en 1956, Mark McCahill est diplômé en chimie de l&amp;rsquo;&lt;a href=&#34;http://www.umn.edu/&#34;&gt;Université du Minnesota&lt;/a&gt; en 1979. Il rejoint rapidement l&amp;rsquo;équipe de support du centre informatique de l&amp;rsquo;université, en qualité de développeur sur ordinateur Apple II. Dès 1989, il dirige une équipe de développement en charge du client email POPmail pour Macinstosh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1991, Mark McCahill et son équipe de développeurs mettent au point un protocole nommé Gopher permettant de consulter des ressources distribuées sur le réseau Internet. Ce logiciel est basé sur le concept des menus hypermédias et couplé à un moteur de recherche. Il devient rapidement incontournable sur les systèmes d&amp;rsquo;informations connectés au réseau Internet. Par la suite, Mark McCahill participera à la création et au développement des standards portant sur les URL (Uniform Resource Locators).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;objectif initial du projet est de mettre au point une version améliorée du mécanisme de FTP anonyme (communication avec un serveur FTP sans identifiants de connexions), en l&amp;rsquo;agrémentant d&amp;rsquo;une navigation hypertexte (navigation entre contenus liés entre eux par des liens permettant de passer de l&amp;rsquo;un à l&amp;rsquo;autre). Le protocole Gopher intègre également un moteur de recherche distribué de documents. Sa conception est entérinée par la publication du RFC1436 (The Internet Gopher Protocol en mars 1993).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;implémentation de Gopher nécessite, tout comme FTP, l&amp;rsquo;utilisation d&amp;rsquo;un serveur d&amp;rsquo;un côté et d&amp;rsquo;un client de l&amp;rsquo;autre. Le 7 octobre 1991, une annonce est passée dans le groupe de news comp.sys.mac.announce annonçant la mise à disposition de clients et de serveurs sous le titre &amp;ldquo;&lt;a href=&#34;../../files/archives_gopher-announce.txt&#34;&gt;Internet Gopher- a distributed campus-wide information system&lt;/a&gt;&amp;rdquo;. De part sa syntaxe simple, sa simplicité d&amp;rsquo;installation et d&amp;rsquo;utilisation,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gopher va rapidement détrôné FTP pour la diffusion de documents sur le réseau Internet.
Gopher va également devenir le premier système d&amp;rsquo;agrégation de contenus issus des systèmes :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;WAIS (Wide Area Information Servers), client-serveur de recherche en mode texte, possédant son protocole de transport (et non TCP/IP), apparu fin des années 1980&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Archie, outil d&amp;rsquo;indexation de contenu des serveurs FTP, implémenté dès 1990&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Veronica, moteur de recherche basé sur l&amp;rsquo;indexation du contenu des serveurs Gopher, développé en 1992&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;passerelles vers des serveurs FTP&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;passerelles vers des serveurs Usenet&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;adoption de Gopher par les université fût immédiate dans la mesure où ce dernier facilitait la mise en ligne de documents avec la possibilité de les lier aux répertoires en ligne d&amp;rsquo;autres sites : de 30 serveurs en 1999 à une centaine en 2007, puis environ 125 en 2008, d&amp;rsquo;après les indexations faites par le moteur de recherche Veronica-2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le protocole technique mis en oeuvre par Gopher s&amp;rsquo;avère très simple :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;le client se connecte au port d&amp;rsquo;écoute du serveur Gopher (usuellement le port 70)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le client interroge le serveur via la commande / suivi du type de demande&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;si le contenu n&amp;rsquo;est pas trouvé, le serveur affiche le répertoire par défaut&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;une fois la réponse faite, le serveur ferme la connexion&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour lister un répertoire, on utilisera par exemple l&amp;rsquo;URL :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;gopher://hal3000.cx:2347/1
Pour rechercher les ressources Software, on utilisera :&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;gopher://hal3000.cx:2347/7?/Software&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Peu de serveurs Gopher subsistent de nos jours, le serveurs du World Wide Web les ayant supplanté.&lt;/p&gt;
</description>
    </item>
    
    <item>
      <title>1995 - Altavista</title>
      <link>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1995-altavista/</link>
      <pubDate>Sat, 24 May 2025 12:43:10 +0200</pubDate>
      
      <guid>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1995-altavista/</guid>
      <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;../../images/logo_Altavista.jpg&#34; alt=&#34;&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au printemps 1995, la société &lt;a href=&#34;http://www.digital.com/&#34;&gt;Digital Equipment Corporation&lt;/a&gt; met au point le système &amp;ldquo;&lt;strong&gt;Alpha 8400 TurboLaser&lt;/strong&gt;&amp;rdquo; dont les performances permettent notamment une rapidité accrue des logiciels de bases de données. La société commande alors à l&amp;rsquo;un de ces laboratoires de recherche un projet capable de stocker tous les mots de chaque page web présente sur le réseau Internet et de restituer l&amp;rsquo;information via un moteur de recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi l&amp;rsquo;équipe de chercheurs se trouvent &lt;strong&gt;Louis Monier&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Michael Burrows&lt;/strong&gt;. Louis Monier, né en 1956, docteur en mathématique et en informatique de l&amp;rsquo;&lt;a href=&#34;http://www.u-psud.fr/&#34;&gt;Université d&amp;rsquo;Orsay à Paris&lt;/a&gt; a notamment travaillé à l&amp;rsquo;Université Carnegie Mellon, au &lt;strong&gt;Xerox PARC&lt;/strong&gt; avant de rejoindre les laboratoires &lt;strong&gt;DEC&lt;/strong&gt;. Michael Burrows, diplôme en informatique et l&amp;rsquo;University College de Londres et de l&amp;rsquo;Université de Cambridge est notamment le créateur de la &lt;a href=&#34;http://fr.wikipedia.org/wiki/Transformee_de_Burrows-Wheeler&#34;&gt;transformée de Burrows-Wheeler&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nom du projet est &lt;strong&gt;AltaVista&lt;/strong&gt; qui vient d&amp;rsquo;une expression espagnole signifiant vue d&amp;rsquo;en haut. Louis Monier prend en charge le développement d&amp;rsquo;un outil de collecte d&amp;rsquo;informations automatique sur les sites web, tandis que Michael Burrows s&amp;rsquo;occupe du développement de l&amp;rsquo;outil d&amp;rsquo;indexation des informations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En août 1995, le moteur de Louis Monier réussit une première collecte d&amp;rsquo;informations de l&amp;rsquo;ensemble des sites web, soit environ 10 millions de pages web. A l&amp;rsquo;automne, après deux mois de tests en interne auprès de ses 10.000 employés, DEC décide de rendre le projet accessible au public. Six mois après le début du projet, le 15 décembre 1995, le site &lt;strong&gt;&lt;a href=&#34;http://altavista.digital.com/&#34;&gt;http://altavista.digital.com/&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est donc ouvert au public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A son lancement, le service &lt;strong&gt;AltaVista&lt;/strong&gt; apporte deux innovations majeures : le moteur de recherche de documents Scooter, rapide, multi-threadé et le moteur d&amp;rsquo;indexation et de recherche qui s&amp;rsquo;appuie sur une infrastructure matérielle puissante. L&amp;rsquo;infrastructure matérielle d&amp;rsquo;AltaVista repose durant les premières années sur une vingtaines de serveurs multi-processeurs (processeurs &amp;ldquo;Alpha 64-bits&amp;rdquo; de DEC), chacun équipé de 130 Go de mémoire vive et de 500 Go d&amp;rsquo;espace disque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès la première journée plus de 300.000 recherches sont effectuées sur le site web qui totalise alors 16 millions de pages dans son index. Le site devient alors le moteur de recherche de la toile et à la fin de l&amp;rsquo;année 1996 il comptabilise plus de 19 millions de requêtes par jour, et en 1997, plus de 80 millions de requêtes par jour. Le succès d&amp;rsquo;&lt;strong&gt;AltaVista&lt;/strong&gt; est également dû à son interface minimaliste, concept repris quelques années plus tard par un autre moteur de recherche : &lt;strong&gt;Google&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1998, la société Compaq rachète le groupe DEC. Une année plus tard, en 1999, Compaq cède les activités AltaVista à la société &lt;strong&gt;CMGI&lt;/strong&gt;. Cette dernière relance l&amp;rsquo;innovation au début des années 2000 en étendant les recherches aux images, aux fichiers audio et aux fichiers vidéos. Le portail web s&amp;rsquo;enrichit également d&amp;rsquo;un outil de traduction &amp;ldquo;&lt;a href=&#34;https://www.blogger.com/&#34;&gt;Babel Fish&lt;/a&gt;&amp;rdquo;, projet initié par Louis Monier, qui permet de traduire des mots, des phrases ou des sites web dans les langues suivantes: anglais, espagnol, français, allemand, portugais, italien et russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En février 1993, &lt;strong&gt;AltaVista&lt;/strong&gt; est racheté par la société &lt;strong&gt;Overture&lt;/strong&gt;. Lorsque cette dernière rentre dans le groupe &lt;strong&gt;Yahoo!&lt;/strong&gt; à la fin de l&amp;rsquo;année 2003, AltaVista fait partie des activités et s&amp;rsquo;appuie alors sur le même moteur de recherche et le même index que celui de &lt;a href=&#34;http://fr.yahoo.com/&#34;&gt;Yahoo!&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Monier, fondateur du moteur de recherche AltaVista, quitte AltaVista en 2000 pour rejoindre &lt;strong&gt;eBay&lt;/strong&gt;. En 2005, il rejoint les équipes de &lt;a href=&#34;http://www.google.fr/&#34;&gt;Google&lt;/a&gt; puis en 2007 les équipes de &lt;a href=&#34;http://www.cuil.com/&#34;&gt;&lt;strong&gt;Cuil&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, moteur de recherche fondé par des anciens responsables de Google. Il quitte prématurément ses fonctions au sein de Cuil suite à un différent avec la direction en 2008.&lt;/p&gt;
</description>
    </item>
    
    <item>
      <title>1969 - Arpanet (ARPA Network)</title>
      <link>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1969-arpanet-arpa-network/</link>
      <pubDate>Sat, 24 May 2025 12:43:08 +0200</pubDate>
      
      <guid>https://vincaria.net/histoiredinternet/posts/1969-arpanet-arpa-network/</guid>
      <description>&lt;p&gt;A partir de 1940, le département de la Défense américain crée une agence chargée des projets de recherche en matière de défense militaire. Cette agence nommée &lt;strong&gt;&lt;a href=&#34;http://www.darpa.mil/&#34;&gt;DARPA&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (&amp;ldquo;Defense Advanced Research Projects Agency&amp;rdquo;) va être à l&amp;rsquo;origine de la naissance du réseau prédécesseur d&amp;rsquo;Internet, mais aussi du &lt;strong&gt;programme Transit&lt;/strong&gt; ancêtre du GPS, ainsi que des programmes d&amp;rsquo;avions furtifs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu&amp;rsquo;alors, les communications informatiques reposaient sur l&amp;rsquo;utilisation de circuits dédiés, tout comme les communications téléphoniques. L&amp;rsquo;agence DARPA lance donc en 1966 un projet de réseau informatique reliant certaines universités américaines. Sans objectif particulier d&amp;rsquo;un point de vue militaire, ce projet devient le &lt;strong&gt;réseau ARPA&lt;/strong&gt; et en 1969 il relie quatre centres :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;l&amp;rsquo;Université de Californie à Los Angeles&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;l&amp;rsquo;Institut de Recherche de Stanford&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;l&amp;rsquo;Université de Californie à Santa Barbara&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;l&amp;rsquo;Université de l&amp;rsquo;Utah&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;De 4 centres en 1969, le réseau s&amp;rsquo;aggrandit pour intégrer 23 centres en 1971, puis 111 en 1977. Dès 1980, le réseau nommé ARPANET redevient un enjeu militaire et est scindé en trois réseaux indépendants:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;MILnet&lt;/strong&gt; : le réseau militaire (Military Network)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;DDN&lt;/strong&gt; : le réseau de défense (Defense Data Network)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;NSFNET&lt;/strong&gt; : le réseau universitaire (Number Field Sieve Network)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour en arriver là, l&amp;rsquo;agence DARPA a tout d&amp;rsquo;abord mis au point le système de transfert &lt;strong&gt;IMP&lt;/strong&gt; (&amp;ldquo;Interface Message Processor&amp;rdquo;) permettant de stocker et d&amp;rsquo;échanger les paquets de données. Chaque système IMP était connecté aux autres via l&amp;rsquo;utilisation de modems connectés à des liaisons téléphoniques spécialisées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Présenté sous la référence &lt;strong&gt;&lt;a href=&#34;../../files/archives_rfc1.pdf&#34;&gt;RFC-1&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; le 7 avril 1969, le protocole IMP permettra près de six mois plus tard, l&amp;rsquo;envoi du premier message sur le réseau ARPANET le 29 octobre 1969 à 21 heures 30, constitué du simple mot &amp;ldquo;&lt;strong&gt;login&lt;/strong&gt;&amp;rdquo;. Il est en outre associé au protocole &lt;strong&gt;NCP&lt;/strong&gt; (&amp;ldquo;Network Control Protocol&amp;rdquo;) qui sera abandonnée en 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, sera mis au point un système d&amp;rsquo;échange de données basé sur le transfert de données par paquets, contrairement aux échanges point-à-point utilisées jusqu&amp;rsquo;alors. Trois protocoles seront alors mis en oeuvre pour parfaire les transferts par paquets: &lt;strong&gt;IP&lt;/strong&gt; (&amp;ldquo;Internet Protocol&amp;rdquo;) et &lt;strong&gt;TCP&lt;/strong&gt; (&amp;ldquo;Transmission Control Protocol&amp;rdquo;) en 1974, puis &lt;strong&gt;UDP&lt;/strong&gt; (&amp;ldquo;User Datagram Protocol&amp;rdquo;) en 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le financement des réseaux ARPAnet et MILnet provient des agences gouvernementales américaines qui réserve ces réseaux pour leurs travaux de recherche. A partir de 1986 les activités de recherche sont transférées sur le réseau universitaire &lt;strong&gt;NFSnet&lt;/strong&gt; (&amp;ldquo;Number Field Sieve Network&amp;rdquo;) nouvellement crée, dont les débits de 56 kbits/s sont progressivement augmenté pour atteindre 1,5 Mbit/s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, l&amp;rsquo;agence fédérale pour la recherche (&lt;strong&gt;NSF&lt;/strong&gt; - &amp;ldquo;&lt;a href=&#34;http://www.nsf.gov/&#34;&gt;National Science Foundation&lt;/a&gt;&amp;rdquo;), prend en charge la construction de l&amp;rsquo;ossature du réseau (&lt;strong&gt;backbone&lt;/strong&gt;) reliant les centres de recherche. Le financement des lignes reliant les super-calculateurs est à la charge de la NSF, celui des centres de recherche à la charge d&amp;rsquo;organisme locaux. A la fin des années 1980, le montant global est alors évalué à environ 100 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;élargissement du réseau gagne également les organismes privés qui sont petit à petit intégrés aux tables de routage de la NSF. En 1988, ces premières actions de &lt;strong&gt;peering&lt;/strong&gt; (ou &amp;ldquo;partage des réseaux&amp;rdquo;) concernent notamment les réseaux suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;intégration du réseau &lt;strong&gt;UUnet&lt;/strong&gt; (issu de l&amp;rsquo;assocation &lt;a href=&#34;http://www.usenix.org/&#34;&gt;USENIX&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;intégration du réseau &lt;strong&gt;CSnet&lt;/strong&gt; (Computer Science Network)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;intégration du réseau &lt;strong&gt;EUnet&lt;/strong&gt; (issu de l&amp;rsquo;assocation issu de l&amp;rsquo;European Unix Users Group)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;intégration du réseau &lt;strong&gt;&lt;a href=&#34;http://www.nordu.net/&#34;&gt;NORDUnet&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (réseau nordique pour la recherche)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Durant les années qui suivront, la &lt;strong&gt;NSF&lt;/strong&gt; lancera son programme de &amp;ldquo;commercialisation, privatisation and internationalisation&amp;rdquo; qui aboutira notamment à privatisation (et commercialisation) du réseau Internet et la disparition du réseau NFSnet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un descriptif très détaillé de cette mutation est disponible en annexe du rapport de la &lt;a href=&#34;http://mission-dti.inria.fr/&#34;&gt;Mission Développement Technique de l&amp;rsquo;Internet,&lt;/a&gt; confiée en 1999 à Jean-François Abramatic (alors Directeur de Recherche à l&amp;rsquo;INRIA et Président du World Wide Web Consortium). L&amp;rsquo;annexe 2 du rapport présente &amp;ldquo;&lt;a href=&#34;http://mission-dti.inria.fr/Rapport/Annexes/interconnexion-a1.html&#34;&gt;Quelques éléments d&amp;rsquo;histoire de l&amp;rsquo;interconnexion des réseaux IP&lt;/a&gt;&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Initialement conçu pour permettre aux utilisateurs d&amp;rsquo;effectuer trois tâches basiques (se connecter à un ordinateur distant, lancer une impression sur une imprimante distante, transférer des fichiers entre ordinateurs), le réseau ARPANET est rapidement devenu un succès et de nombreux centres réclamèrent leur connexion au réseau. Ainsi, durant une dizaine d&amp;rsquo;années, ARPANET deviendra le plus grand réseau expérimental du monde, d&amp;rsquo;où jailliront les principales applications qui font encore le succère d&amp;rsquo;Internet (email, ftp, &amp;hellip;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 20 ans après sa création, le projet &lt;strong&gt;ARPANET&lt;/strong&gt; fut définitivement arrêté par le Département de la Défense américain en 1990.&lt;/p&gt;
</description>
    </item>
    
  </channel>
</rss>
